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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:54

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Genre : electronica

 

Le label Hotflush possède une fibre particulière et une identité propre : un son à la fois accessible, mais aussi inclassable et sans compromis, qui fait que chaque sortie passe rarement inaperçue. Le succès du track « Adrenaline » de Scuba, sorti l'automne dernier, est une bonne synthèse de ce que nous propose Hotflush : un son à mi chemin entre deep-house, electro et dubstep en un melting-potparticulièrement efficace et original.

 

Plus qu'un EP, ce « Never Love Me » du sieur Beaumont pourrait plutôt se voir comme un minialbum, déjà par le nombre de morceaux disponibles (5 tracks totalement originaux) mais aussi par la courte durée de chacun de ces tracks, 4 minutes en moyenne pour une durée totale d'une vingtaine de minutes, ce qui est rare dans la musique électronique mais finalement assez habituel chez Hotflush.

 

Les deux premiers tracks « Never Love Me » et « Uptown » sont deux tracks electro aux accents faussement nostalgiques : des synthés analogiques que l'on pourrait croire récupérés d'un vieux studio italien des années 80, des mélodies futuristes et naïves et des voix passées au vocoder... Pourtant ces compositions qui pourraient amuser par leur aspect ringard étonnent par une certaine forme de mélancolie et de douce candeur qui s'en dégage, une émotion très particulière finalement assez difficile à décrire avec des mots mais qui n'est pas sans rappeler l’innocence de l'enfance en ce qui me concerne.

 

Cet EP est construit comme un diptyque. Après les deux morceaux « joyeux » d'introduction, l'ambiance se fait bien plus inquiétante sur « Rendez Vous » : nappe de synthé sombre, rythmique dubstep plaquée sèchement. Mais avec qui a-t-on rendez-vous ? Au fur et à mesure, la composition se développe en arrangements très travaillés avec des accords puissants et très riches en harmonies pour un track finalement minimaliste mais à la production léchée et bourrée d'émotion.

 

« Verona Beach » renverse la tendance : alors que les deux titres sont très proches dans leur construction, ce dernier est bien plus lumineux et positif. Le son des vagues qui se brisent en arrière plan incitent au repos et à la zen-attitude. Il est étonnant de remarquer que « Verona Beach » et « Rendez-Vous » semblent communiquer entre eux lorsqu'on les écoute à la suite, comme si le second répondait au premier...

 

« Adrift » clôt cet EP très particulier. On a droit ici à un track de down tempo mélancolique aux sonorités froides et tristes. Toujours très travaillés, les arrangements et l'ambiance générale du morceau rappellent assez fortement les travaux du compositeur japonais Kenji Kawaii sur les deux films « Ghost in The Shell » ou Vangelis sur Blade Runner.

 

Tracklisting :

1. Never Love Me

2. Uptown

3. Rendez-Vous

4. Verona Beach

5. Adrift

 

Laurent S

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Published by Electronic Diary - dans House
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