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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:58

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Label: Ultimae

Date de sortie: Avril 2012

Genre: Psy-trance

 

Avec Random Friday, Magnus Bigersson opérant sous le pseudonyme de Solar Fields, signe là son 11e long format et le 10e à être publié via Ultimae Records, fin label Lyonnais. Le Suédois a acquéri  au fil des ans une certaine expérience de la scène ambiante et a été choisi il y a quelques temps déjà par le studio Dice pour composer la bande son du très célèbre jeu video Mirror’s Edge. Homme très ouvert d’esprit, le natif de Göteborg  aime élargir le concept de la musique ambiante qui peut, selon lui, être à la fois joué sous sa couette mais aussi sur le dance-floor. Il nous a donc gratifié par le passé de productions tant downtempo qu’uptempo : on parle dans ce cas de Psy-trance. Random Friday sorti fin avril est de ce calibre-là.

 

Light Control est une intro comme seul Solar Fields sait les faire: à la limite du drône industriel. Mais le grondement sourd et continu va laisser progressivement sa place au beat profond et précis du maestro scandinave. L’album démarre réellement lors de son titre éponyme, les minutes qui précédaient ce morceaux n’était au fond qu’une mise en bouche délicate et finement délicieuse.

On sent alors le rythme s’instiller autour de nous, cette énergie débordante qu’a doté Solar Fields a ses morceaux est un pur régal, ils font tous bien parti dans la veine ambiant psytrance chère au suédois qu'il avait  développée sur son album EarthShine. Les détails sont époustouflants de précision et d’onirisme, on est embarqué dans un monde où Magnus est l’unique créateur et maître. Nous sommes en présence d’un univers aux ambiances indescriptible où les étés et hivers s’entremêlent et, tandis que les grands espaces verdoyant baignés de lumières aux couleurs encore inconnues défilent devant nous, la tension et le relâchement sont tous deux à leurs paroxysme : nous sommes ainsi, conscient qu’aucune évasion n’est possible, mais nous sommes aussi dans un état d’hébétude profond, incapable de comprendre les éléments nous entourant bien qu’essayant de les analyser. Le beat s’est emparé de nous définitivement sur In Motion et il ne cessera d’exercer son emprise qu’à la fin de Polarity. Même si cette oeuvre apparaissait au premier abord comme dépouillé ; la masse de détails nous a cependant finalement submergé pendant son écoute et les différentes lignes de mélodies éthérées se sont accumulées sur les pistes sans que l’on ne le réalise vraiment et n’en forment qu’une, accentuant notre incompréhension. On finit debout, estomaqué par ce dernier drône polaire qui se fait le plaisir de nous donner le coup de grâce. Le paradis de Bigersson s’estompe enfin, nous revoici dans le triste monde réel.

 

Random Friday est à n’en pas douter une odyssée hors du commun, inhumaine par les ambiances et les peintures qu’elle véhicule. Son seul trait humain provient de son géniteur, le génialissime Solar Fields qui a su encore une fois (après l’excellent downtempo Until We Meet The Sky sorti l’an passé) changer totalement d’univers dont la complexité n’a d’égale que sa clarté. Un album dansant pour certain, un album déroutant pour tous, une perle quoi!

 

Raphaël Lenoir

 

Beatport 



 

 

 


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Published by Electronic Diary - dans Divers
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