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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 12:56

Volor-Flex-My-Story.jpg

 

 

Genre: Ambiant Dubstep

Sortie: Mai 2012

Label: Dark Glover

 

 

Que dire à propos de Volor Flex, personnage excessivement mystérieux, l'homme se cache derrière son pseudonyme. On sait juste qu'il est russe qu'il s’appelle Alexandr Frolov et qu'il voue un culte sans modération au mythique Burial.

 

Dès les premiers morceaux on sait instantanément où l'artiste veut nous mener, dans son histoire, son influence, Burial ! La ressemblance est troublante, désagréable, mais paradoxalement un brin excitante, l'homme a le courage de s'attaquer à la légende, cet exercice est si délicat que l'audace dont Volor Flex fait preuve doit être soulignée. De plus, l'homme a l’honnêteté d'assumer cette filiation, en se cataloguant lui même comme un simple fan ayant voulu rendre un hommage au mythe incontesté. Après avoir parler du contexte, intéressons nous au fond de l'album maintenant, voyons si l'homme à accomplis avec brio son témoignage d'affection pour Burial. Indéniablement oui, le disque est magnifique, sans fausse notes, à l'image d'un disque du maître. L'ambiance est profonde, colorée d'une extrême noirceur par les nappes sourdes, voilées, graves des morceaux. Volor Flex parvient même à apporter une touche personnelle à l'ensemble grâce à l'omniprésence du piano rendant l'union des morceaux moins industrielle, moins homogène et sans aucun doute plus organique.

 

Le résultat est sans appel, un album remplit d'émotion, de charme, et d'ingéniosité dans la production. «My Story» reste un de ces albums à prendre non pas comme une entité propre mais plutôt comme un hommage rendus d'un artiste à un autre en s'implantant dans son identité. Objectivement si vous êtes un fan de Burial, vous aimerez cet album. Je crois même que Burial aurait été fière d'avoir composé cet album, mais bon cela reste que des spéculations naïves.

 

 

Kartela

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:08

desolate-celestial-light-beings.jpg

 

Genre:Ambiant dubstep, downtempo

Sortie: 30/03/2012

Label: Fauxpas

 

Musicien timide ou producteur caché ? Difficile pour moi de vous en dire plus sur cette révélation dupstep-ambiant de l'année. L'homme se cache (pas de facebook, pas de soundcloud) pour mieux nous surprendre. Au commencement de la techno et d'underground on parlait de «Faceless Techno» (techno sans visage) aujourd'hui serions nous dans une période «Faceless dubstep» amplifié par le mythe Burial ?

 

Desolate un parralèle parfait entre Burial pour la touche dubstep et Olafur Arnalds pour le piano et les nappes synthétiques ? Certainement l'écoute de ce disque se révèle être un fantasme auditif pour les amateurs de ces deux styles. L'album est construit sur une progression très épuré quasi parfaite, vous commencerez votre voyage par les explosions et grondement de «Ambrosia» pour finir sur la touche plus expérimental de «Exclusion Of Light». L'album est profondément lent et mélancolique, les violons sont là pour accentuer la touche sombre de l'album. Le rendu est très cinématographique.

Désolate se fait aussi le luxe de mettre des voix dans son album «Farewell #3» qui se montre beaucoup moins deep, et RNB que celles d'un Burial, plus lyrique, plus évasive, plus abstraite même elles donnent un rendu plus sentimental à l'album. Au millieu de l'album vient ce titre «Synaesthetic» qui résume parfaitement toute les athmosphères de ce chef d'oeuvre, paroxysme de la musique électronique downtempo.

 

En ces temps maussades sur le plan social et économique cet album se manifeste comme la peinture de notre société. Ça touche très cinématographique ce retrouverait parfaitement dans un film de David Lynch. Il m'est impossible de décrire plus en détail cet Album, les adjectifs qualitatifs ne seraient pas assez nombreux

 

«La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore». Stendhal

 

kartela 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 14:39

ml-026

 

Label: Imbalance Computer Music

Genre : Dub ambiante/ Sound Design

Date de sortie: 27/02/2012

 

Cela fait désormais une quinzaine d’année que Monolake officie dans le milieu de la dub ambiante berlinoise à travers le label Chain Reaction, puis plus récemment, sur son propre label Imbalance Computer Music. Il s’agit initialement d’un duo allemand formé à Berlin, mais dans les années 2000 Gehrard Behles quitte le groupe pour se concentrer sur la conception d’un logiciel de séquençage aujourd’hui très célèbre puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’Ableton Live. Le pseudonyme faisant allusion à un Lac Californien n’est actuellement plus que l’œuvre d’un seul homme : Robert Henke qui est toutefois aidé régulièrement par Torsten Pröfrock et divers autres collaborateurs.

Ghosts, sorti au mois de février, est le 2e volet d’une trilogie imaginé par le producteur, le premier opus étant l’album Silence sorti en 2009 écoutable ICI:

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le début de cet album nous prend de court, dès les premières de secondes de Ghosts (album et titre) les percussions s’engouffrent dans la pièce, le round d’observation est déjà terminé. Les rythmes y sont lugubres, syncopées et ont tôt fait de nous happer dans un monde où toute forme de vie à disparu depuis des temps immémoriaux. Il n’y a alors plus aucun espoir de s’échapper, une petite voix que l’on préférait jusqu’à maintenant ignorer, prend de l’ampleur. L’idée de cette voix, ridicule au départ, germe dans notre cortex et devient une certitude : nous n’avons jamais réellement existé. Tout est noir, les sensations ont disparus, seuls des sons lointains parviennent à notre esprit. Des sons froids, calculés, d’une précision inconnu du commun des mortels ; les machines ont pris le relais de l’humanité. On est cadencé sur de la dub mutantes, les ambiances dépassent celles que l’on peut ordinairement concevoir. Le sound-designing s’approche de la perfection sur Toku avec ses entrechocs métalliques et sur The Existence of Time qui a le don de vous faire courber l’échine à chaque montée de basses. Phenomenon est un chef d’œuvre ambiant à elle toute seule, sans doute l’un des meilleurs morceaux produit par l’allemand. Le temps se fige sur Unstabble Matter et repart de plus belle avec une fin d’album très rythmée, Foreign Objet concluant très joliment cet album.

 

Monolake, après le splendide Silence, récidive avec Ghosts dans un genre encore un peu plus autiste et par conséquent encore moins accessible ; car il est certain que cette musique de schizophrène n’est pas à mettre dans des oreilles inaverties. C’est un moindre défaut pour un album qui restera l’un des plus aboutis de Robert Henke en terme de sound-designing : une seule écoute suffira à vous transformer en légume, héberlué par tant de froideur et de précision. YOU DO NOT EXIST ANYMORE.

 

Raphaël Lenoir


Beatport

 


 


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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 22:39

http://static.boomkat.com/images/536752/333.jpg

Genre: Dubstep/Electro-step

Label: Akkord

Date de sortie: Fevrier 2012

 

Place tout d'abord au hors sujet:

Il faut l’avouer, l’arrivée d’internet ces dernières années a contribué à une réelle révolution de la consommation et, a fortiori, celle de la consommation musicale. Plus besoin de se déplacer chez le disquaire qui contenait au mieux « seulement » des milliers de CD de tous genres. Aujourd’hui le consommateur n’a qu’à s’assoir, posséder un PC, compte paypal ou autre, et trouver son bonheur chez des centaines de revendeurs professionnels ou particuliers. Aujourd’hui en musique tout s’achète à des prix variables, quantitativemement l’offre est quasi illimitée.Mais qu’en est il de l’aspect qualitatif ? Je ne vais pas rentrer dans ce débat stérile entre les vieux aigris et les nouveaux geeks mélomanes mais seulement opposer 2 arguments.

Les récentes avancées technologiques avec internet ont logiquement permis une certaine accessibilité à la production de musiques électroniques ; plus besoin d’avoir de connaissances en solfège ou en instruments, la simple maîtrise (parfois approximative) d’un logiciel suffit. Seulement le point noir et là où cette accessibilité a pour conséquence la facilité… Désormais, alors qu’internet était censé rendre la musique accessible à tous, elle est malheureusement de plus en plus sacrifié pour plaire à la masse : la musique s’est donc popularisé mais aussi paupérisé . Toutefois on ne peut pas le nier : la quantité de morceaux de très médiocre qualité (pour ne pas utiliser des termes grossiers) produite ces dernières années, a augmenté de façon exponentielle et prend une part écrasante dans la sphère musicale (Je dis ça mais l'ironie du sort veut qu'une semaine auparavant je sois allé au concert de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom; un certain David G. et je ne dis pas que je n'ai pas aimé).

Tout n’est cependant pas noir pour autant, et c’est là où je voulais en venir : même si l’on assiste à la régression constante de la production musicale, il reste des artistes, des résistants, faisant encore fi des codes et de leur popularité parmi le grand public. Internet peut ainsi permettre aux férus de bonne musique de faire encore de très intéressantes découvertes, des artistes dont on aurait probablement jamais entendu parler sans cette révolution technologique et musicale. Akkord en fait parti.

 

Revenons-en à nos moutons:

On ne sait pas grand-chose sur ce pseudonyme. Il représente un collectif de Manchester (UK)voilà tout. Mis à part ça des anonymes complets et c’est aussi un peu pour cela que j’ai choisi de les chroniquer. Ils en sont seulement à leur première sortie (uniquement téléchargeable sur Boomkat) mais qui montre après écoute une déjà très forte maturité musicale. Un croisement entre Burial et dBridge, Akkord c’est de la dubstep à l’état pure avec une touche de Glitch et un zeste de techno car le plus important dans les productions d’Akkord, c’est le beat. On s’en doute déjà avec le 1er titre intitulé « The Drum » , on en est certain à 1min 10 où le matraquage commence.

Les coups de basses acides pleuvent alors dans notre conduit auditif et notre corps, nous essayons de réagir face à ces attaques physiques d’une rare puissance mais nous nous inclinons devant tant de maitrise et de domination. Désormais, nous ne contrôlons plus rien, notre corps se met à convulser. Agenouillé dans un recoin d’une pièce sombre, on prie pour que ce cauchemar disparaisse, que ce monde autiste crée par Akkord s’efface, et que la vie reprenne son court normalement. Mais cet EP est un peu trop court, c’est vraiment le seul reproche aue je peux lui faire car une écoute de 17 minutes, même très immersive, ne suffira pas à l’auditeur ; Frustré. Cependant plus rien ne sera comme avant, une unique écoute nous aura terrassé, traumatisé à vie. Akkord nous laisse donc une trace indélébile au plus profond de notre organisme une blessure que même le temps ne saurait guérir.

En attendant un long format contentons-nous de ce très bon EP, et afin de bien comprendre les intentions du collectif, il est fortement conseillé d’écouter cet enregistrement avec un bon casque, le volume et les basses au maximales, seul dans la pièce. This is something special about the drums…

Raphaël Lenoir

 

Boomkat (Mp3 download)



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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 18:24

                               burial-kindred-ep.jpg

 

Genre: Dubstep

Label: Hyperdub

Sortie: 15/02/2012

 

 

Burial est certainement le producteur le plus respecté et le plus mystérieux de l'ensemble de la communauté électronique. Effectivement toutes ses sorties font l'effet d'une bombe tellement l'homme est silencieux. Il se cache derrière son pseudo Burial et fédéralise la quasi totalité du mouvement underground.

 

Rassurez vous dès les premières secondes vous reconnaîtrez la signature légendaire de ce mythe ( le mot n'est pas trop fort !!) à savoir des rythmiques totalement saccadées et identifiables, des nappes caverneuses et ambiant, les voix blues, sombres et féminines. Cette ensemble vous donnera la même émotion intense que les anciennes productions du londonien, une sorte de mélancolie d'une violence terrible et qui vous plongera dans une sorte d'extase extrême dans lequel tous vos sens seront en éveil. Burial continue donc sur la même recette mais aussi à faire couler beaucoup d'encre et à susciter les passions ce qui est légitime. En effet, la qualité de l'ensemble est juste éblouissante, pas de perte de valeur à l'écoute. Au contraire, les morceaux se chevauchent les uns les autres et apportent tous une identité à l'ensemble il est donc impossible pour moi de les séparer. Les 3 titres que composent cet EP sont longs 10 min en moyenne mais cette longueur a un réel intérêt pour l'auditeur car elle vous fera voyager dans diverses horizons par une structure progressive non linéaire caractéristique de la dubstep de Burial. On pourrait toujours faire un reproche à Burial celui de reprendre toujours les mêmes ingrédients depuis ces débuts en 2006 mais comme on dit souvent on ne change pas une équipe qui gagne.

 

Cet EP s'inscrit donc dans la continuité de la carrière de burial. Victor Hugo disait  "la mélancolie c'est le bonheur de la tristesse" cette antithèse prend tous son sens en écoutant la musique de Burial.

 

 

Kartela
 
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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 21:08

Burial untrue

 

Note:17/20

Genre: Dubstep

Label: Hyperdub 

 

"Pour ma première chronique je ne choisirais pas un titre récent (comme je le ferais d'ordinaire)

mais un classique de l'ambiant Dubstep sortit en 2008"

 

Burial est un producteur de dubstep très mystérieux. Derrière son pseudo William Bevan nous signe sous le label Hyperdub son deuxième album.

 

La Dubstep de Burial est sombre,très sombre et il sait faire varier les ambiances à merveille. Et oui, ici pas de grosses basses monstrueuses et dansantes, la musique de William est beaucoup plus lente et calme. L'oeuvre de ce londonien est composé de vide et de bruits urbains donnant une certaine identité à l'art de son créateur. 

Dès les premières notes de "Untrue" second titre de l'album la magie prend .L'auditeur est tout de suite bercé par les nappes et les voix de l'ensemble. En effet ce LP est composé de beaucoup de sample de voix hip hop et RNB (féminine pour la plupart). L'album déroule et nous dévoile sans ardeur toute sa splendeur jusqu'au septième titre de l'album. "In mac donald" curieux nom me direz vous pour ce titre ambiant qui nous glace le sang à l'arrivée de ces petites notes de piano si bien choisis. L'album continue, la qualité musicale ne s'essouffle jamais, aucun faux pas, aucune fausse note. Burial est un Génie !

 

Vous l'aurez compris Burial est un mythe. Cette album est intemporel. Si la musique de burial est minimaliste au premier plan elle ne l'est pas sur le plan émotionnel, écoutez cette album c'est ce plonger dans les profondeurs de la mélancolie naturel d'une ville à 3h du matin 

Ce chef d'oeuvre (il faux bien l'appeler ainsi) est même classer troisième des meilleurs albums des années 2000 selon le célèbre médias Résident Advisor. Pour vous donner encore plus l'envie de l'acheter je vais même vous dire que cette album atteint le paroxysme de l'ambiant dubstep!

 

(kartela)

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