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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 13:17

indian wells

 

 

Label: Bad Panda records

Sortie: Juillet 2012

Genre: Electronica, Dubstep

 

 

Qui se cache derrière Indian Wells ? Nul ne le sait, l'homme cache son identité derrière son pseudo emprunté à un célèbre tournoi de tennis. Bad Panda records est quand à lui un label très atypique. Basé sur la devise «one free song every monday», ce label réinvente d'une certaine manière la relation à la musique. 

 

L'album commence d'une manière très singulière. En effet l'album débute avec «Winbledon 1980» une chanson merveilleusement construite autour d'un discours de commentateur sportif et de bruit de balles de tennis s’accommodant parfaitement avec les rythmiques saccadées de la track. Night Drops est un album extrêmement homogène organisé de la manière d'une rencontre de tennis, vous passerez donc par diverses stades: l'échauffement, la rencontre puis enfin l'après match pour finir d'une manière sereine. Le ton est donné, la musique d'Indian Wells ne vous laissera pas indifférent, d'ailleurs on ne sait pas trop ou la placer par rapport à la musique électronique, certains morceaux vous rappelleront l'electronica de Four Tet, d'autres vous conduiront dans des paysages plus dubstep qui vous évoqueront l'univers de Burial. L’atmosphère est donc assez sombre, avec des nappes très aériennes qui évolueront dans l'espace tout au long des morceaux dissimulant les samples de vinyle omniprésent dans cet LP. L'ensemble se heurte à des voix RNB sautillantes à l'image de «Love Frequency» et de son univers romantique totalement assumé. Au fur et à mesure que l'album avance le rythme s'accélère, l'album s'illumine, s'harmonise, comme si l'effort avait donné à l'artiste un bonheur qu'il devait retranscrire dans sa musique. 

 

Indian Wells par son album «Night Drops» nous montre comment un album sombre peut évoluer de manière linéaire vers un album plus enjoué. Bad Panda records frappe encore un grand coup en nous offrant un album de qualité en totale gratuité. 

 

 

Kartela

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:24
Ametsub All is Silence 400x356
Label: nothings66
Date de sortie: Juin 2012
Genre: Electronica contemplative

 

           Adoubé par ni plus ni moins que Ryuichi Sakamoto en 2009 pour son Nothing Of The North LP, Ametsub remet le couvert en ce doux moi de juin avec All Is Silence, long format nébuleux entre électronica et ambient dans un style très contemplatif qu’affectionnent particulièrement les japonais. Car si la carrière du nippon a pris de l’ampleur dès 2009 à travers ses compositions mêlant piano glitché et ambiant, beaucoup de personnes l’attendaient au tournant pour confirmer tout le bien que l’on pensait de lui. Tout est silence, voilà donc le message paradoxal passé par la pochette lorsque l’on sait que les morceaux de cet album sont en partie composé de divers fields recordings amassé aux 4 coins du globe durant sa récente tournée. 

 

                Lors de la première écoute inutile de dire que j’ai pris une claque monumentale, bluffé par la maîtrise du japonais dans l’agencement des sons. On retrouve la patte poétique unique qu’ont les habitants du pays du soleil levant, je pense particulièrement à Geskia!, à Shigeto ou encore à Sakamoto en disant cela car de leur musique se dégage une grâce certaine reconnaissable entre mille. Ametsub a muri ; sa musique se fait plus électronique, plus chargé en instruments mais, étrangement, plus légère en soi. Chaque seconde est travaillé à l’extrême, la pulsation est syncopée à la manière d’un Burial mais reste relativement en retrait pour laisser les mélodies respirer. Car si Burial nous enfermait soigneusement dans les sous-sols cradingues de Londres, All Is Silence est quant à lui un grand bol d’air frais, et croyez-moi, cela fait un bien fou ! Les japonais ont une relation étroite avec la nature, elle est sacrée selon leur culture, et cela se ressent dans la musique du nippon puisqu’elle y occupe une place très importante. Elle prend carrément vie durant ces 50 minutes où l’auditeur évolue humblement au milieu de paysages luxuriants de détails. On se sent petit face à cet harmonie subtile, nous ne sommes plus qu’un élément parmi un grand tout, façonné par le nippon lui-même. All is Silence est à mille lieux de Nothing of the North, les constructions ici regorgent de détails infimes, la richesse des sons provenant surtout des fields recordings est distillé à la perfection tout au long du disque. Mais le plus impressionnant restent les nappes de bruits ambiants parfois très shoegaze qui interviennent vers la fin des morceaux et qui finissent d’achever les impuissants spectateurs que nous sommes. Le niveau atteint tient quasiment du génie : aucune track ne viens corrompre un ensemble très homogène et pourtant très varié : il y a un monde entre chaque morceau, mais on ne ressent à chaque fois, que la trace d’un seul homme.

 

Brillante réussite donc pour Ametsub, All Is Silence rejoint humblement les sommets de l’électronica grâce à ses constructions aériennes riches en sonorités et en paysages dépeints. La poésie qui se dégage de cet œuvre est colossale; les mots me manquent pour la décrire. Bashō vous l’expliquera sans doute mieux que moi :

 

furuike ya                                                    Dans la vieille mare,

kawazu tobikomu                 ou                    une grenouille saute,

mizu no oto                                                 le bruit de l'eau.

 

Raphaël Lenoir

 

Store



 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 11:17

5207306

Genre: Electronica 

Label: ACP Recordings Ltd.

Date de sortie: Avril 2012

 

 

Ce groupe fondé dans les années 90 est composé de deux frères (Paul et Phill) Hartnold d’origine anglaise. Ils ont longtemps été les piliers de la musique électronique dans leur pays et ont influencé bon nombre d’artistes. Ils n’avaient rien à l’actif depuis 2004 et la sortie de l’album Blue Note, mais le quasi-légendaire duo anglais revient en force ce mois d’avril avec leur toute dernière œuvre baptisé Wonky.

 

Dès l’ouverture de cet album on sent qu’ils n’ont pas perdu la pêche malgrès les nombreuses années d’abscences, les beats sont brefs mais pas saccadés, on sent une certaine fluidité dans la production. Les références sont vintages, nous somme pris dans l’une de ces nombreuses raves qui ont fait la gloire de la musique électronique des 90's. L’acidité de cette techno nous revient en mémoire bien que, personellement, ne l’ayant jamais vécu; et c’est sans doute là où réside le tour de force d’Orbital. Le début d’album est donc une réussite avec One Big Moment, Straight Sun et Never qui figureront sans doute parmis les meilleurs morceaux du groupe depuis leur création. On sent aussi une innovation dans l’instrumentalisation plus naïve, plus euphorique que par le passé, le duo manie très justement les différentes nappes extrêmement bien coordonnées donnant à l’ensemble une homogénéité sans pareille. Pour rester dans le coup, le groupe fait appel à Zola Jesus sur New France, une valeure montante très polyvalente et dont la voix après traitement reste une pure merveille. La collaboration est réussi, la voix angélique se pose impeccablement sur les accords ; le tout me faisant rappeler à un certain moment sa récente collaboration avec le très en vogue M83 sur Intro et Reunion entre autres (titres présents sur Hurry Up, We’re Dreaming). Orbital sur cet album touche donc légèrement au shoegaze fait assez rare pour être signaler. Mais ceci ne va pas durer car cette ambiance bon enfant va laisser place à quelque chose de plus sombre. Sur Distraction le soleil se couche au loin, l’horizon se couvre alors d’une couleur rougeâtre qui, progressivement, laisse place au bleu nuit. Cette acidité dans la production encore contenue jusqu’à maintenant prend sa revanche sur Stringy Acid, le dubstep se profile alors doucement mais surement. Il éclate avec force sur Beelzedub, le monstre caché par les 2 frères sort enfin de sa tanière et montre fièrement ses crocs. Après un avant dernier titre éponyme plutôt bien amené avec la voix de Lady Leshurr posé sur des rythmes très saccadés, Wonky se termine avec classe : Where It Is Going est une fin idéale pour ce disque, où la douceur des claviers prend le pas sur l’agressivité du beat. Une sortie céleste qui nous fera tout oublier, savoir où nous allons n’a désormais plus de signification pour nous.

 

Avec cette dernière œuvre d’Orbital, on ressent finalement un dynamisme certain qui pourra plaire à une majorité d’auditeurs, malgrès une longue période d’absence, le duo reste au top de sa forme ; leur production nous faisant toujours autant triper avec ces instruments provenant d’une autre époque. Une électronica ravageuse parfois à la limite du rock shoegaze et du dubstep, Wonky n’a cependant aucune frontière pour vous faire voyager dans l’espace et dans le temps.

 

Raphaël Lenoir

 

Beatport

 


 
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:42

cover.jpgGenre:Electronica

Label:Parallel Corner

Date:décembre 2011

 

The kilimanjaro darkjazz ensemble est un groupe de jazz expérimental et d'électronica formé en 2000.

 

C'est assez rare d'entendre un album live sonner aussi peu "live" et tant studio, tout est parfait depuis la construction des morceaux jusqu'au sound design le résultat est absolument bluffant. La musique est très cinématographique vous serrés plonger dans un état de d'évasion grâce aux nappes souterraines de cet album. Les notes de saxo rajoutent énormément d'émotion et de suspens à l'ensemble, elles apparaissent toujours à la fin des structures de manière très progressive et ré-enchérissent l'ensemble. Il est extrêmement difficile de trouver les mots pour décrire l'image sonore procurée par cette album tant le résultat est unique de part le mélange entre le jazz et l'électronica. Le résultat est très sombre très minimaliste dans les mélodies vous évoquant les plaisirs de la dark ambiant avec la chaleur des cuivres jazz en plus.

 

I Forsee the Dark Ahead est donc un album chargé d'émotions d'expérimentations remplie d'une nostalgie obscure un succès total donc pour cette oeuvre qui apparaîtra au panthéon du jazz dans quelque années 

 

(kartela)


 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 12:50

                                       1317361359 tycho-dive-2011

 

Note:16/20

Genre:Electronica

Label:Ghostly international

Date:10-10-2010

Scott Hansen producteur d'electronica de San Fransisco plus connus sous le nom de Tycho nous présente ici sont second EP Dive sous l'excellent label Ghostly internationnal.

 

Il y à des albums qui arrivent à la fois à avoir une légitimité underground tout en gardant un aspect très accessible à l'écoute. Il y a d'autres albums qui arrivent a avoir une construction homogène tout en utilisant différentes ambiances, différentes sonorités bien contrastées. C'est le cas ici, Tycho remplit ces deux conditions !

Tycho ici laisse une place très importante aux mélodies à l'image des magnifiques notes de guitares de "mélanine". On est plongé aussi par la profondeur des nappes de l'ensemble. L'émottions qui s'en dégage est énorme "épigram".

Aucune baisse de régime durant tout l'album jusqu'a la dernière chanson "elegy" qui nous calmera par le biais d'une mélancolie reposante avec ses notes de guitares électriques 

 

Réussite totale donc a Tycho qui arrive à faciliter le travail de l'auditeur non familier à l'electronica en rendant un album underground tout en restant écoutable grâce a la prépondérance de la mélodie qui donne un aspect POP (dans le bon sens du terme) à l'oeuvre 

 

(kartela)

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:31

Kompakt

Note:13/20

Genre:Electronica

Label:Kompakt

Date:16/1/2011

 

Comme d'habitude avec Kompakt c'est underground,bien produit et de qualité. Dans ce contexte Walls nous donne ici le plaisir d'une électronica progressive et émotionnel. Into our Midst se présente comme  de l'indi pop mais vas bien plus loin. Elle désacralise les codes pour nous plonger dans une expérimentation progressive. Idle Sway (à mon goux le meilleur titre de l'EP) est lui un titre plus axé dancefloor avec un beat en 4x4 et des petites notes de synthé hypnotiques

 

Walls nous signe ici un EP de qualité un peux court tout de même qui enrichie le catalogue kompakt ainsi que le Nu disko

 

 

 

(kartela)

 


 

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:14

occam-2.jpg
Note:14/20

Genre:Electronica

Label:Pimodan Record

Date:14-01-2012

 

Occam est un groupe composé de plus de 9 musiciens. Fort déja de beaucoup de sortis sur le label Pimodan Record la légitimité de ce groupe n'est plus à refaire. Attardons nous plus ardemment sur leur dernier bijoux My Rorshach. 

 

Dès les premières notes vous êtes sous le charme. Le charme de la mélodie, le charme de la production, le charme de la mélancolie naturelle de la voix de Eniko Hodosi qui vous plongera dans les profondeurs du paroxysme de l'émotion musical. Il ny a pas besoin de grand chose pour faire de cette album un chef d'oeuvre: des mélodies instrumentales logiques et bien trouvées, des rythmiques implacables,une production parfaite, et cette voix !!!. De plus l'album est construit sur une constante progression qui vous tiendra en haleine sans jamais vous ennuyer. Tous vos sens seront en éveil et les quelques notes de basson de "Town of introspection" vous rappelleront tout de suite le dernier album de Nicolas Jaar.

 

Aux croisement de tout les styles d'électronica, Occam nous signe un album sans aucune bavure et dans une sincérité exemplaire. Néanmoins si vous n'êtes pas intéressé par l'electronica instrumental ce disque n'est pas fait pour vous. Pour les autres foncé tête baissé devant ce chef d'oeuvre.

 

(kartela)


 
 

 

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