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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:54

normal_DJ_Hell19.jpg

 

 

Sortie : 03/12/2012

Label : Rush Hour

Genre : Deep House

 

« Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... ». Ces paroles de la chanson de Charles Aznavour n'ont jamais été aussi bien adaptées au disque que l'on va chroniquer ici. En effet, nous touchons là aux premiers balbutiements de la deep-house...Si beaucoup de monde a déjà entendu parler de Larry Heard et Kerri Chandler, intronisés « inventeurs » du mouvement. peu de gens ont finalement eu l'occasion d'écouter des productions Nu Groove, petit label New Yorkais extrêmement prolifique (près d'une centaine de maxis en quatre ans) mais aussi extrêmement éphémère...disparaissant au moment où le monde entier découvrait et encensait la house américaine.

 

Le plus intéressant dans l'histoire de Nu Groove, en dehors de la qualité de nombre de ses sorties, c'est qu'il fut le tremplin d'un sacré paquet de futures stars New Yorkaises : Kenny Dope (futur Masters at Work), Joey Beltram (auteur de l'inoubliable et cultissime Energy Flash), Frankie Bones et même le hardcoreux Lenny Dee sont tous passés par la maison, produisant un ouplusieurs maxis de cette « deep ghetto house » caractéristiques du New York de la fin des années 80.

 

C'est donc un précieux cadeau que nous fait Rush Hour en publiant ce best-of des Burell Brothers . Les deux frangins, respectivement prénommés Ronald et Reginald et originellement chanteurs de RnB se sont mis à la house après l’échec de leur premier album. Sous leurs nombreux pseudos (Metro, N.Y House n' Authority, Tech Trax inc, etc, etc...) ils finiront par produire plus de la moitié du catalogue du label ! Ce qui nous frappe à la première écoute de cette compilation, c'est que les codes de la deephouse ont finalement très peu évolués, s'inscrivant dans une forme d'intemporalité : tempo lent la plupart du temps, rythme travaillé, mélancolie palpable et « blackness attitude » assumée. Certes la production a vieilli : la qualité reflète le manque de moyens et les home studios rudimentaires de l'époque, les morceaux sont très courts et ressemblent parfois plus à des démos nachevées qu'à des clubs anthems, mais le charme opère toujours. Que ce soit le très lounge « Brownstone Express » qui ouvre l'album, le minimalisme rêche de « Apt 2a », en passant par le sombre « The Answer (X² RB Mix) » le très atmosphérique et contemporain « I'll Say A Prayer 4 You » avec ses nappes caractéristiques et « Disco-Tech (Studio 54 Mix) », track parsemé de vocalises gospel qui nous renvoient aux racines RnB des artistes, c'est un album plutôt varié qui s'offre à nous, très agréable à écouter avec un petit parfum désuet loin d'être déplaisant car nesombrant pas dans le kitch.

 

Soyons francs, de mon propre point de vue la possession de cet album est indispensable pour tous ceux qui veulent élargir leur culture musicale et connaître l'histoire de « notre » musique. Et malgré ce que certains esprits chagrins peuvent en dire, ces rééditions numériques de disques souvent très rares ne peuvent que contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel del'humanité. Une des sorties les plus intéressantes de l'année. Bravo Rush Hour !

 

http://www.beatport.com/release/the-nu-groove-years-1988-1992/875940

 

 

Laurent S 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:38

guy-gerber-fabric-64.jpg

 

 

Genre: Deep House

Label: Fabric record

Sortie: Juillet 2012

 

 

Né en Israel en 1975 Guy Gerber est la figure montante de la scène deep house mondiale ! Son label Supplement Facts ainsi que ses récentes tracks comme «The Mirror Game» lui ont permis d’acquérir une stature internationale indéniable. Il nous offre ici sa première compilation mixé sur la prestigieuse série Fabric.

 

J'entendais tout récemment Maceo Plex et Levon Vincent dire que la House allait devenir beaucoup plus profonde, plus lente, et ainsi résolument plus Hypnotique. Au regard de l’actualité musicale de ces derniers temps ces paroles prennent une tournure prophétique. Guy Gerber suit totalement cette tendance (ce qui n'est pas sans nous déplaire) ! La première chose qui nous frappe sur ce mix c'est la tracklisting qui contient exclusivement des morceaux de l'israélien. Le seul DJ ayant eu cette audace avant lui est Ricardo Villalobos sur l'incroyable Fabric 36, le parallèle entre ces deux artistes d'ailleurs est tout simplement énorme. Cette tracklisting permet de se rendre compte de la régularité et de l'uniformisation des track de Guy Gerber formant un mix parfaitement homogène. L’atmosphère est lente, profonde et fermement émotionnelle. Toutes les pistes regorgent de nappes atmosphérique résolument romantique rendant l'auditeur dans un état de véritable transe. Paradoxalement même si le romantisme de cette album est tangible l'ambiance de l'ensemble sait se montrer dark et mélancolique grâce a la répétition des rythmiques binaires si chère a la house. Les enchaînements sont d'une sobriété exemplaire et ne sont que très peu identifiables ce qui permet à l'auditeur de conserver son état semi végétatif.

 

Pari risqué, mais pari totalement assumé et réussis. Cette compilation fait l'honneur de la série Fabric et permet a Guy Gerber de solidifier sa stature de nouvelle icône de la deep mondiale.

 

Kartela   

 

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:54

beaumont.jpg

 

Genre : electronica

 

Le label Hotflush possède une fibre particulière et une identité propre : un son à la fois accessible, mais aussi inclassable et sans compromis, qui fait que chaque sortie passe rarement inaperçue. Le succès du track « Adrenaline » de Scuba, sorti l'automne dernier, est une bonne synthèse de ce que nous propose Hotflush : un son à mi chemin entre deep-house, electro et dubstep en un melting-potparticulièrement efficace et original.

 

Plus qu'un EP, ce « Never Love Me » du sieur Beaumont pourrait plutôt se voir comme un minialbum, déjà par le nombre de morceaux disponibles (5 tracks totalement originaux) mais aussi par la courte durée de chacun de ces tracks, 4 minutes en moyenne pour une durée totale d'une vingtaine de minutes, ce qui est rare dans la musique électronique mais finalement assez habituel chez Hotflush.

 

Les deux premiers tracks « Never Love Me » et « Uptown » sont deux tracks electro aux accents faussement nostalgiques : des synthés analogiques que l'on pourrait croire récupérés d'un vieux studio italien des années 80, des mélodies futuristes et naïves et des voix passées au vocoder... Pourtant ces compositions qui pourraient amuser par leur aspect ringard étonnent par une certaine forme de mélancolie et de douce candeur qui s'en dégage, une émotion très particulière finalement assez difficile à décrire avec des mots mais qui n'est pas sans rappeler l’innocence de l'enfance en ce qui me concerne.

 

Cet EP est construit comme un diptyque. Après les deux morceaux « joyeux » d'introduction, l'ambiance se fait bien plus inquiétante sur « Rendez Vous » : nappe de synthé sombre, rythmique dubstep plaquée sèchement. Mais avec qui a-t-on rendez-vous ? Au fur et à mesure, la composition se développe en arrangements très travaillés avec des accords puissants et très riches en harmonies pour un track finalement minimaliste mais à la production léchée et bourrée d'émotion.

 

« Verona Beach » renverse la tendance : alors que les deux titres sont très proches dans leur construction, ce dernier est bien plus lumineux et positif. Le son des vagues qui se brisent en arrière plan incitent au repos et à la zen-attitude. Il est étonnant de remarquer que « Verona Beach » et « Rendez-Vous » semblent communiquer entre eux lorsqu'on les écoute à la suite, comme si le second répondait au premier...

 

« Adrift » clôt cet EP très particulier. On a droit ici à un track de down tempo mélancolique aux sonorités froides et tristes. Toujours très travaillés, les arrangements et l'ambiance générale du morceau rappellent assez fortement les travaux du compositeur japonais Kenji Kawaii sur les deux films « Ghost in The Shell » ou Vangelis sur Blade Runner.

 

Tracklisting :

1. Never Love Me

2. Uptown

3. Rendez-Vous

4. Verona Beach

5. Adrift

 

Laurent S

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 13:23

Francis-harris.jpg

Genre:Deep House

Label: Scissor & Thread

Sortie: 28/02/2012

 

 

Francis Harris plus connu sous le nom de Adultnapper est un DJ producteur américain de Deep house, résident depuis de nombreuses années sur le célèbre label «Scissor and Thread». Les influences de cet artiste sont très vastes on peux citer : Steve Reich, Pierre Boulez, Slint, This Heat, Sonic Youth, ou encore Plastikman.

 

Un album résolument romantique et poétique, voilà comment on pourrait résumer ce disque par quelques mots convenablement sélectionnés. Le lyrisme de cette album vient d'une part de ces textes exaltés Pharoah In The Morning, Plays I Play et d'autres parts de ces mélodies lentes et raffinées à l'image du merveilleux titre Pensum. Le rythme est lent, apathique, les structures épurées et progressives ainsi que la délicatesse des mélodies vous emmèneront dans un état second. Émerveillé par la beauté des paysages qui s'offrent à vous vous serez profondément passif face à la puissance émotionnelle de «Leland». Cependant certain morceaux apparaissent comme trop «minimaliste» (même si cette notion reste à définir) pour nous surprendre et nous charmer comme l'illustre Of The Field, Close Air ou encore Whether It Was. Francis Harris nous livre ici clairement un album ambivalent dans la richesse, la singularité et l'exotisme de ces pistes, comme le montre le paradoxe entre des titres comme Close Air avec d'autres comme Pensum ou Picture Us qui eux s'avèrent beaucoup plus caractéristiques et originaux.

 

Vous l'aurez compris cette album est une réussite même si quelque titre sont décevants par rapport à l'ensemble. L'assemblage forme un bloc pleinement homogène et remplit d'un certain lyrisme étrangement inondé de mélancolie.

 

Kartela  

 

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 12:42

Richie k

Date de sortie : 1er fevrier 2012

Label : Dalam Muzika

Genre : Deep house

 

 

Il y a encore une dizaine d'années, lorsque l'on voulait acheter des disques « underground » il suffisait de se rendre chez le disquaire du coin qui proposait selon son importance et l'endroit ou l'on vivait une certaine quantité de vinyles et de styles différents. Ces disques étaient bien souvent chers : en moyenne 10 euros le maxi et parfois jusqu'à 15 euros pour les imports « américains » et seulement deux titres.

 

Le DJ, qu'il soit en herbe, semi-pro ou pro piochait dans ce qu'on lui proposait. On distinguait à l'époque trois catégories de maxis : les « tubes » que tout le monde devait avoir, souvent sortis sur de gros labels et aux pressages conséquents. Ces disques étaient bien souvent mis en valeur sur les présentoirs des disquaires et il n'y avait pas à s'en faire pour les vendre.

 

L'autre catégorie de disques étaient les labels de moindre importance, avec souvent une distribution plus hasardeuse. Ceux la aussi partaient mais en général c'était lorsqu'il restait un peu de budget à l'acheteur.

 

Et il y avait cette troisième catégorie de disques : des labels inconnus, des artistes encore plus anonymes, quelques petites centaines de vinyles pressés au grand maximum qui se retrouvaient distribués de façon très aléatoire dans nos crèmeries. Ces disques malgré leur qualité évidente ne trouvaient bien souvent pas preneurs avant le déstockage annuel...

 

De nos jours, alors que ces considérations logistiques sont devenues obsolètes, que tous les morceaux sont distribués de la même manière en format numérique et accessible chez soi en deux clics de souris pour un tarif raisonnable (le débat reste ouvert), force est de constater que les mentalités n'ont pas tant changé... Et il faut pouvoir faire preuve d'une grande curiosité pour aller fouiller au tréfonds des DJ-shops en ligne et ne pas se laisser immédiatement happer par le fameux « top 100 » et autres « exclusivités » bien mises en valeur.

 

Même si DJ n'est pas mon job officiel, je tiens à adapter une démarche que j'estime professionnelle : le but que je me suis fixé via mes mix et mes podcasts est non seulement de vous faire découvrir les « gros » titres que j'estime indispensable et qui n'ont pas à souffrir d'un succès mérité mais aussi quelques pépites qui n'ont pas la médiatisation pour alliées.

 

Le disque que je vais à présent chroniquer aurait pu rentrer dans la « troisième catégorie » décrite plus haut. Dalam Muzika, label pratiquement inconnu aux quelques sorties, Rishi K., artiste que j'ai découvert par Soundcloud.

 

Et c'est vraiment dommage tant le monsieur est pétri de talent et sa musique de qualité. « Nomadic » est un joli track de deep-house atmosphérique, très doux et au groove moelleux. Des accents orientalisants viennent lui donner un cachet tout à fait typique. Rafraichissant pour un track sans doute inspiré par le Sahara ;)

 

On retourne en Californie dont est originaire Rishi avec « San Pedro Dreaming ». Ce track, plus nerveux se révèle malgré sa construction plus classique d'une toute aussi bonne qualité. L'artiste apportant un soin tout particulier aux arrangements et à travailler l'atmosphère incitant au voyage de sa musique.

 

Un disque que je recommande à tous ceux qui veulent sortir des sentiers battus.

 

      Laurent S

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 14:22

Nick-curly.jpg

Label: Cecille

Sortie: Mars 2012

Genre:  Tech House

 

 

 

Nick Curly est un DJ allemand originaire de Mannheim. Valeur sure De la scène tech house actuelle, il s'est fait connaître avec ses précédents EP comme Still Not Sorry EP ou. A Certain Someone EP que je vous recommande. Premier album de l'artiste Between the lines répond à la demande massive du publique qui attendait son premier long format.

 

Mon impression général est plutôt mitigé, certes l'album général ne sera pas catalogué comme un «Raté» mais n'appartiendra pas à la liste déjà longue des albums ayant marqué l'année. A vouloir osciller entre le dancefloor et l'écoute à la maison, l'album se perd clairement en route alors que pourtant la progression ainsi que l'aspect de l'ensemble semble plutôt homogène. Le problème c'est que les structures ne nous surprennent pas, elle sont bancales, plates et terriblement uniformes. C'est très dommage d’ailleurs car les productions avaient un potentiel musical énorme comme le montre les tracks tel Spinning Plates ou encore Wrong Hands. De plus Nick Curly a eu la terrible idée d'essayer d'apporter des voix deep et soulful à certaines de ces chansons, comme dans le très regrettable Underground (nom très original remarquez-le) qui gâchent toute l’atmosphère de l’ensemble .D'autres viennent se glisser dans l'album sans intérêt comme You Don't Have To Hopp,

 

Between the lines est donc un album que je vous déconseille franchement. Regrettable par son énorme potentiel complètement gâché par des structures insipides. Dommage on attendait plus d'un Nick Curly sur grand format, mais nous connaissons la capacité musicale de l'allemand qui j'en suis certain réussira une autre fois à nous surprendre.  

 

 

 

Kartela

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 21:19

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Label: Freerange

Sortie: 23 janvier 2012

Genre: Deep House

 

 

 

Tony Lionni, c'est un peu un conte de fée. Quasi anonyme il y a quelques années malgré ses nombreux maxis de qualité sur Versatile, Wave (le label de François Kevorkian) et Mule Music, cet artiste originaire de Manchester et vivant désormais à Berlin explose avec « Found a Way » sorti en 2009 originellement sur le label berlinois Ostgut Ton, écurie pourtant plus habituée à nous délivrer une techno bien souvent sombre et rêche que des dancefloor killers. Ce track, comme « Knight Of The Jaguar » dix ans auparavant et comme « Hey Hey » de Dennis Ferrer quelques mois plus tard, avait tout pour être un tube, tout en possédant assez d'universalisme pour s’affranchir des limites entre les différents genre house et techno. C'est un carton plein, playlisté par des DJ aux univers pourtant très éloignés comme Cedric Gervais, Mark Knight, DJ Yellow, Thomas Schumacher ou Joey Negro...

 

Depuis Tony continue son bonhomme de chemin, sortant régulièrement des maxis comportant toujours sa touche personnelle unique sur le label Madhouse notamment. Il revient aujourd'hui sur Freerange où il avait déjà commis un très bon album en 2010. Le morceau « Higher Ground » est sans concession : progression hypnotique et faussement minimaliste, contraste entre une rythmique basée sur un pied très agressif et mélodie lumineuse que viennent soutenir des riffs de voix très travaillées et typiques de « son » son. Ce n'est pas très original quand on connait le bonhomme mais ça reste très efficace. Pourquoi changer une recette qui marche ? Moomin reprends l'ossature du morceau (le pied, la mélodie) pour en faire une interprétation très personnelle rognant vers des accents dub. Intelligent, très profond et très bien construit.

 

Bien que moins « tubesque », « Forever is a Long Time » est malgré tout très plaisant à écouter, et aurait pu sortir il y a un an chez Madhouse, tant le côté « house » est plus présent, déjà par une rythmique plus souple et moins agressive, une progression plus douce et des sons cristallins et atmosphériques.

 

Tracklisting :

1. Higher Ground (Original Mix)

2. Higher Ground (Moomin Remix)

3. Forever is a Long Time

 

Laurent S

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 12:53

5017723 

 

Genre: Deep House 

Label : 100% Silk 

Date de sortie : 06/03/12 

 

 

La première question que je me suis posé à la vue de ce pseudonyme était s’il s’agissait bel et bien d’un français. Raté puisque Fort Romeau aka Mike Norris nous provient en fait d’outre-manche. En faisant quelques recherches j’apprends qu’il était l’ancien claviériste de La Roux. Surprenant pour quelqu’un ayant autant de talent à la production. Il en est à son premier LP composé de 8 pistes deep house le tout faisant une quarantaine de minute. Un album très court qui est sorti en début mars sur le label 100% Silk où figurent encore Ital et le jeune mais prometteur Octo Octa. J’avais peur au départ que ce long format ne soit qu’un concentré de clichés sur la house des années 90, une œuvre kitsch qui ne dépasserait pas la 2e écoute. Cependant nous devons apprendre à nous débarrasser de nos préjugés car Kingdoms est bien plus qu’une énième édition de titres Deep House vintage à souhait…

 

A la vue du titre Jack Rollin on se doute facilement que le sample utilisé sera ni plus ni moins que celui de My House avec le chant de Charles Roberts, hymne emblématique des années 90. On se pose alors de sérieuse question car ce sample a été utilisé un nombre incalculable de fois et pas uniquement à bon escient… Cependant on est agréablement surpris car la production est léchée, le vocal trituré agrémente très joliment la mélodie. On se prend alors à rêver de siroter tranquillement un malibue à l’ombre d’un palmier, les pieds dans le sable. C’est par cet aspect tropical que l’on peut rapprocher Kingdoms de Fort Romeau avec Fin de John Talabot sorti en début d’année. Ils ont tous deux ce côté baléarique dans l’âme, cette douceur dans les ambiances suggérées. Chaque piste de ce disque est finalement identique à ce que nous laissait penser la cover : de véritables joyaux. L’instrumentalisation feutrée peut tout aussi bien s’écouter sur les dancefloors que pour une écoute domestique.

 

En définitive, Kingdoms est un album universel qui balaye la plupart des clichés que l’on se faisait sur la Deep House en se forgeant son propre univers musical. L’ensemble est homogène et vends du rêve grâce à ces nappes chaudes provenant directement des îles. Fort Romeau avec cette première parution en solo se fraye, un chemin parmi les productions modernes en utilisant des instrus vintages mais pas kitsch pour autant. C’est désormais à votre tour de partir pour cette croisière de 36 minutes autour des caraïbes.  

 

Raphaël Lenoir

 

Beatport



 
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 11:51

Art-departement.jpg

 

 

Date de sortie : 30 janvier 2012

Label: Crosstown Rebels

Genre: Deep house

 

Label sur le point de disparaître il y a quelques années, Crosstown Rebels est actuellement une des valeurs sûres de la deep house actuelle. Mi-mainstream, mi-underground, la maison abrite, outre le boss Damian Lazarus des artistes de talent et reconnus tels Maceo Plex, Jennifer Cardini, Jamie Jones et autres Seth Troller.

 

Pour leur 89ème sortie, ce sont les Canadiens Art Department qui s'y collent avec deux tracks qui une fois de plus se démarquent par leur qualité et leur originalité certaine. « Touch You Gently » est une ballade de pop mélancolique mâtinée de soft-disco. Un son bien dans l'air du temps, oscillant à la fois entre revival et modernisme. La production est dépouillée, limitée à l'essentiel : batterie minimaliste mais très groovy, une ligne de basse robotique plaquée assez sèchement et la voix du chanteur déclamant sa prose qui ne semble pas très gaie.... Quelques lignes de synthé et une guitare viennent agrémenter le morceau au fur et à mesure des 9 minutes de sa progression, mais on ne va jamais plus loin que ce qui est nécessaire. Rafraichissant à une époque où il semblerait que nombre de producteurs se concentrent plus sur le gros son que sur l'émotion. Alors tout ceci n'est pas très dansant, mais se laisse écouter avec plaisir et volupté chez soi, assis bien au chaud dans son canapé à siroter un bon café en regardant la pluie printanière lécher ses vitres.

 

On se réveille avec la face B. L'américain Brennan Green est connu pour son label Chinatown Records et pour avoir participé à l'aventure Balihu aux côtés de Daniel Wang, un précurseur du son néo-disco qui cartonne en ce moment. Et là mes amis, avec ce remix de « Tell Me Why » nous tenons un tube, un VRAI. Rythme implacable, nappes de synthé pleines d'émotion au service d'une mélodie et d'arrangements somptueux. La petite touche, ces accords de piano plaqués sur le main qui lui donne tout son caractère et ses envies de sauter en l'air pour ne plus jamais redescendre. Sur un dancefloor au bon moment ça doit faire TRES mal. 

 

De la vraie deep-house émotionnelle et un des gros gros sons de cedébut d'année à ne pas louper.

 

Laurent S

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:48

 

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Le label Kompakt regorge de talents c'est indéniable ! Robag wruhme en est le parfait exemple. DJ producteur son dernier album Thora Vukk a été salué par la critique.

 

Un DJ est t-il un artiste ?Autrement dit est-ce qu'une personne jouant des sources sonores appartenant à d'autres artistes mérite t-elle ce statut largement surexploité aujourd'hui ? À l'écoute de Wuppdeckmischmampflow la réponse à cette question apparaît comme certaine. Oui !!! Ici, le DJ berlinois ne se contente pas d’enchaîner la musique des autres il la réinterprète. Le mix apparaît ici comme une entité propre avec son identité, son histoire. Toutes les tracks prennent un sens différent dans cette compilation. Robag Wruhme En fait ressortir le meilleur d'elles mêmes grâce à une construction parfaite et une progression extraordinaire. Les enchaînements sont exécutés avec une dextérité incomparable si bien que vous ne les remarquerez pas. La tracklist nous révèle des titres quasi inconnus qui feront la joie de tous les adorateurs de house underground. 

 

Un mix qui vous fera aussi bien voyager, rêver que danser. Vous redécouvrirez de plus certain classique comme le Dexter de Ricardo Vilallobos. Robag Wruhme est un DJ hors pair avec une identité musicale très forte.

 

01. Danny Norbury - Speak, Memory
02. Guillaume & the Coutu Dumonts - Odyssee vs. Trentemøller - Chameleon (Robag Smapelschatull)
03. Ricardo Villalobos - Dexter vs. Robag Wruhme - Freggelswuff (Robag Smapelschatull)
04. Tiefschwarz feat. Seth Troxler - Trust (Audion Remix) vs. Ricardo Villalobos - Dexter
05. Kollektiv Turmstrasse - Dead Room vs. Tiefschwarz feat. Seth Troxler - Trust (Audion RMX) vs. Ricardo Villalobos - Dexter (Robag Smapelschatull)
06. Château Flight - Cosmic Race (Robag Smapelschatull)
07. Moderat - Rusty Nails (Robag Smapelschatull)
08. Claro Intelecto - Hunt You Down vs. MRI - Acid
09. WhoMadeWho - Keep Me in my Plane (DJ Koze Hudson River Dub) vs. Claro Intelecto - Hunt You Down (Robag Smapelschatull)
10. Four Tet - Angel Echoes (Robag Smapelschatull)
11. Voom Voom - Best Friend (Henrik Schwarz Mix) (Robag Smapelschatull)
12. Robag Wruhme - Robellada
13. Ian Simmonds - Kon1 (Krause Duo RMX)
14. Zwanie Jonson - Sweater Day / Shelter (Robag Smapelschatull)  

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