Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 20:11

fabric-69-sandwell-district-590.jpg

 

 

 

Genre : Techno

Sortie : Avril 2013

Label: Fabric

 

Sandwell District, légende de la Dub techno, reste avant tout l'union parfaite de deux monstres sacrés de l'univers : Regis et Function. Depuis 2002, ces deux artistes sont devenus les étendards du renouveau de la scène. Ils signent aujourd'hui leur dernière sortie avec la compilation Fabric 69. Une dernière merveille, ultime prodige pour nos oreilles, déclaration d'amour émérite pour une musique électronique glorifiée par ses deux vétérans.

 

 

Une compilation mixée de chez Fabric est toujours un prétexte légitime pour évoquer l'essence de l'exercice. Un mix c'est avant tout une histoire, avec son amorce, ses rebondissements et sa chute finale. Un récit qui s'écrit au présent en tirant parti d’éléments passés. Une fable qui se dévoile lentement, progressivement pour nous laisser en apprécier les détails. Une œuvre d'art a besoin de temps pour se laisser apprécier à sa juste valeur. Et c'est en respectant toutes ces règles que Sandwell District nous en dévoilera l'ardeur.

 

 

En suivant à la lettre le protocole, Fabric 69 devient un périple romanesque pour l'auditeur qui n'en ressortira que grandi. 10 copieuses minutes de longues et sereines plages d'electronica conditionnent dans un premier temps l'assistance. Spectacle indispensable, pour vous préparer à la scène macabre qui s’abattra inexorablement. Les kicks résonnent, les basses grondent, le paysage prend forme. La violence s’abat enfin. Sandwell District est à l'apogée de son art. L'art n'est pas nécessairement de traduire la beauté, mais quand une violence obscure devient véhémente on ne peux qu’éprouver, ici, une certaine forme de fascination. Une fascination qui devient aliénation, et qui pousse à la contemplation. La psychose guette. Les paysages macabres de Fabric 69 s’enchaînent et se superposent. Nul doute à l'horizon le répit n'est pas pour tout de suite. Il faut encore du courage pour affronter la suite.

 

 

L'ardeur de la musique atteint son paroxysme, Sandwell district ne peut que continuer à nous émerveiller. Et pourtant, tout voyage aussi hypnotique soit-il a une fin. Sandwell districk pose une dernière merveille avec le Voiceprint de Function. Le mix ce finit, sans ombre à son tableau. Des flashbacks surviendrons surement pour nous rappeler la violence de ce périple. Peut être sommes nous déjà en manque...

 

 

Réussite totale donc pour nos deux compères qui en s'associant une nouvelle fois sous le projet Sandwell District nous montrent que la techno n'a rien perdu de son éclat. À écouter de préférence la nuit, avec un volume élevé, pour profiter de la violence des kicks.

 

Kartela

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:13

kraftwerk2.png

 

 

 

Kraftwerk est aujourd'hui un nom qui appartient à la légende. Un mythe musical à lui seul qui n'aura de cesse durant toute sa carrière d'établir les fondations d'une nouvelle vague musicale : la musique électronique. D'ailleurs, Derrick May expliquera bien des années plus tard que la techno est née tout simplement de la rencontre entre George Clinton et Kraftwerk dans un ascenseur. Établi à Krautrock, ce groupe allemand a été fondé dans les années 70 par deux étudiants en musicologie: Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter. La sortie en 1970 de leur cinquième album «Radio-Activity» leur assurera un succès mondial.

 

Si des personnages hardis font l'Histoire, c'est alors à des artistes réfractaires de faire l'histoire de la musique. Kraftwerk appartient clairement à ces groupes audacieux et déterminés qui ne se contentent pas de faire de la musique, mais de réinventer en permanence cette dernière avec une soif insatiable. Le génie de ces 4 musiciens allemands tient donc dans une logique simple: abandonner les instruments traditionnels pour construire une musique nouvelle à l'aide de machines. De ce protocole si particulier surgit une musique nouvelle, étonnante d’originalité et de grandeur. L'art synthétique moderne peut enfin prendre son envole !

 

De même que les livres d'Isaac Asimov, la musique de Kraftwerk nous invite à nous interroger sur le devenir de notre monde dans lequel la technologie prend une place prépondérante.

Sommes nous les victimes de notre propre appétence de modernité ?

A cette interrogation si légitime, la musique de ces génies nous révèle que non. Non, nous restons toujours souverain de notre propre existence. Et non nous continuons toujours à être les régents de nos inventions. Avec Kraftwerk, nous les consacrons même à des fins justes : traduire les maux de l'humanité par la musique. Ici d'ailleurs, l'esprit de cet art singulier est justement d'exprimer le propre de l'homme, la sensibilité, par un langage binaire aussi bien musical que technologique. Insuffler un vent de répétition, un souffle d'arpèges et une légère brise harmonique pour créer une envolé musicale à la fois rationnelle et mathématique, mais non moins émotive. Avec l'algèbre, La musique du groupe recherche l'universalité pour former un dialecte compréhensible par nos cultures disparates.

 

L'espace n'est plus qu'un terrain de jeu pour Florian Schneider-Esleben et Ralf Hütter se réclamant d'une Europe sans frontières, unifiée autour d'une société commune. Trans europe express peut maintenant être la figure de proue d'une nouvelle famille européenne apatride, hanté par les mémoire d'une guerre inqualifiable. Par conséquent, la musique kraftwerkienne transcende et fusionne cette région en manque de repère qui contemple désormais, honteuse, sa splendeur passée de l'autre coté de l'océan vers une Amérique hégémonique qui n'aura de cesse de l'humilier.

 

Les productions de ces quatre ingénieurs n'en restent pas moins sombres. L'influence des paysages urbains bavarois se fait ressentir. Ainsi, le panorama de ces villes homogènes conduit Kraftwerk a dessiner les contours d'une musique austère, résolument avant gardiste et répétitive. Pour traduire ce sinistre horizon citadin, ces germains ne tergiversent pas. Ils utilisent principalement la brutalité naturelle de la langue de Goethe. Cet emprise de la modernité métropolitaine se retrouvera d'ailleurs dans le caractère visuel du groupe, genèse d'un attrait naissant pour le charme urbain qui gagnera peu de temps après le «Street Art».

 

Kartela 

 

 

 

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:36

                                          legowelt

 

 

Genre : Techno

Label : Clone Jack record

Sortie : décembre 2012

 

«Une forme hybride entre le slam et la musique électronique» voilà comment legowelt définit ça musique. Ce musicien Néerlandais a fait les grandes heures du label «bunker records» grâce à ça techno mélodique. Durant les cinq dernières années Legowelt a fait des tournées aux quatre coins du monde, il publie aujourd'hui son dernier album "The Paranormal Soul" sur Clone Jack Record un label de «Chicago House» comportant des artistes comme Levon Vincent, ou Dario Zenker.

 

«Si on ne se réinvente pas, on risque peut être de mourir» disait Laurent Garnier récemment, là où legowelt est très fort c'est qu'il arrive à rendre hommage a cette ancienne musique électronique symbolisée et conceptualisée aujourd'hui par detroit et chicago tout en là réinventant et en la recontextualisant. A la deep house Legowelt lui apporte son énergie, à la house Legowelt lui apporte sa mélancolie et à la techno Legowelt lui apporte ses mélodies acides si caractérielles. Le néerlandais va à l'encontre des spécificités minimales et «berlinoise» de la techno actuelle en refusant tout compromis minimaliste dans sa musique. La rondeur des basses et la chaleur des nappes vous rappelleront les vieilles machines ancestrales comme la roland TB-303 ou un bon vieux juno ici exploités à leur paroxysme. Au fur et à mesure que l'album progresse des petits éclats de voix font leur apparition pour illustrer la profondeur du champs sonore.

Encore une fois la musique parle d'elle même et mes parole ne sauront aussi bien vous là décrire, écoutez donc la rudesse de «Sketches from another century» ou encore «Transformation of the universe» vous serez charmé.

 

Peut on parler d'un album techno universel ici ?! The Paranormal Soul marquera t'il un retour du son «detroit» tant annoncé et attendu ces dernières années ? Une chose est sure c'est que cette album ravira les fans de techno vintage et moderne. Je le vois déjà bien dans les playlist de Laurent Garnier, Derrick May et Madben moi !

 

Kartela

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:17

terrence.jpg

 

 

Genre : Techno

Label : Tresor

Date de sortie: octobre 2012

 

Terrence Dixon fait parti de ces DJ qui ont marqué l'histoire de la musique électronique. Fort de ces 18 ans de carrière cet artiste de détroit est aujourd'hui un mythe à part entière dans la techno. Il signe son nouvel album sur le très renommé label allemand Tresor dirigé par Dimitri Hegemann.

 

Après l'écoute minutieuse de cet album j'aurais tendance à dire qu'elle marque le paroxysme de l’œuvre de l'américain et peut être même l'avènement de sa légende. Cet album a incontestablement une force émotionnelle implacable, et terriblement séductrice. Oh non, je ne mâche pas mes mots, croyez le. Ce qui ma frappé dans un premier temps c'est la structure des tracks de cette œuvre. Les éléments se suivent, s’enchaînent, dans une construction extrêmement progressive hypnotique, ici même la puissance des kicks est ascendante ce qui donne l’impression qu'il se passe tout le temps quelque chose. L’atmosphère de «From The Far Future» s'inscrit parfaitement dans le catalogue du label germanique et ravira les fans de techno caverneuse et aérienne. L'album contient des pistes plutôt dancefloor et d'autres peut être plus personnelles plus cinématographique, un brin plus émotives à l'image des merveilleux titres MY JOURNEY HERE ou bien encore THE STUDY. Un morceau en particulier «The Switch» se distingue des autres par son climat plus deep et un caractère plus «happy» paradoxalement il s'intègre pleinement dans la continuité et l'homogénéité de l'ensemble.

 

Un album techno et plus encore ! Le nouveau Terrence Dixon est une arme pour les DJ et une bénédiction pour les fans de musique électronique. Au delà des clivages l'artiste met tout le monde d'accord, rassemble autour d'une techno sombre, inquiétante et courageusement moderne.

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 11:56

kirk.jpg

 

 

Allez pour une fois, on va chroniquer un EP plutôt « musclé ».

 

D'avantage connu sous le nom de « As One », le britannique et assez discret Kirk Degiorgio est pourtant un vétéran de la scène électronique, produisant des disques depuis 1991, auteur du classique Nairobi (sorti originellement sur New Religion en 2001) et fondateur du très recommandable label techno ART (Applied Rhythmic Technology).

 

Il revient sous son propre nom sur l'historique label Planet E de Carl Craig, pour un maxi techno pur et dur dans la veine de Detroit.

 

Ca commence fort avec « The Golden Aspect », tout droit sorti des années 90 : gros kick à 132 BPM (ce qui est plutôt rapide comparé à ce qui se fait aujourd'hui), des sonorités acid et une bassline qui fait le strict minimum histoire de donner un peu de groove à tout ça. C'est « pumpin », ça donne envie de danser, et ma fois ça fait du bien ! À 3mn30 de la fin, un bon synthé vient donner la touche mélodique qui manquait. Un sans faute !

 

« I Hear Symphonies » est plus soft. Le tempo n'est plus « que de » 127 bpm, la rhythmique plus coulante et surtout une nappe de synthé très chouette nous accompagne tout au long du morceau. Plus trippant, moins fougueux et plus aérien que la « face A », ce track vaut tout autant le détour.

 

Un très bel EP à avoir pour les fans de techno pure « des origines », une techno qui sait se montrer parfois brute mais pleine d’émotion.

 

Tracklisting :

1. The Golden Aspect

2. I Hear Symphonies

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 12:43

jim-rivers.jpg

 

 

Sortie : 27 février

Label : Intec

Genre : Techno

 

Agé de 31 ans, cet anglais fait preuve d'une grande maîtrise dans l'art de la production. Dès ses 16 ans, depuis sa chambre Jims commence à se mettre a mixer avec des vieux disques. En 2006 il sort sont premier EP après quelques année de flottement au niveau artistique. Après plusieurs EP sur Tronic, Bedrock et GU il nous offre son premier Long Format «Airport Volume» sur le label de Carl Cox Intec.

 

Malgré la grosse promotion dont l'album à fait l'objet j'étais passé à coté. Il m'a fallut la lecture de «Trax» pour me rattraper. Difficile de décrire correctement cette album en une phrase, Techno de détroit moderne ? Jim Rivers oscille entre le dancefloor et le disque pour la maison et c'est très bien. Les DJ pourront jouer des titres tels que Phoenix,Tangent ou encore, On The Line, et les auditeurs du dimanche pourront profiter des magnifiques Miles Away, Nearly There ou du splendide Bells Feat Joash. Au risque de cliver l'artiste anglais préfère rassembler. Je suis assez surpris que ce disque soit sortit sur le label de Carl Cox, Intec, ce dernier nous avait plutôt habitué à de la hard Tech House ces derniers temps, bonne surprise donc. La musique est très marquée «Detroit» c'est à dire épurée, mélodique et charismatique «Airport volume» est à l'antithèse de tous ces albums techno ultra minimaliste fait de 12 titres bangers pour Beatport. La progression de l'ensemble est juste remarquable, elle finit de la plus belle des manières avec le titre le plus envoûtant de l'album Bells Feat Joash et sa rythmique implacable. On regrette seulement dans ce disque le tempo trop lent de certaines tracks comme Nearly There ou Product, ainsi que la couverture qui pourrait suggérée les heures les plus sombres de l'Histoire européenne.

 

Jim Rivers franchit incontestablement un cap avec cet album. Évoluant au travers d'une techno joyeuse et modulée «Airport Volume» apparaît comme la référence du label Intec. Concentrant au sein d'un même LP titres bangers et titres non dancefloor.

 

Kartela

 

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 18:10

 

5051038

 

Label: Music Man Records

Sortie: Mars 2012

Genre: Techno mélodique

 

C'est de Zagreb en Croatie que nous parvient le dernier et monstrueux album Ideas From The Pond de Petar Dundov. Une carrière qui débute à l'aube du 3e millénaire; ère idéale à la production de musiques électroniques et, dans notre cas, plus particulièrement de techno même si dans sa manière de composer il reste à l'écart des producteurs de la scène actuelle qui développent des sons plus  organique et beaucoup plus froid que Petar. La multitude d'EPs sorti à partir de 2000 ainsi qu'un album: Escapements sortis en 2008 prouve la maturité du Croate. Les publications sont coordonnées exclusivement par l'incontournable label belge Music Man Records. On aurait pu croire qu'Ideas From The Pond aurait pu être une réminiscence du précédent long format mais il n'en est rien, c'est sans doute l'album techno le plus badant de ce début d'année 2012 si ce n'est plus.

 

Là encore, si notre oreille avait été quelque peu distraite, on aurait pu manquer d'apprécier ce disque à sa juste valeur; car même si l'instrumentalisation reste a priori très simple: un bon kick, une bassline assez ronde, un ligne de mélodie et quelques agréments... c'est cette ligne de mélodie qui fait la véritable force du Zagrébin puisqu'elle est dans chaque morceau d'une beauté extraordinaire.

 

Peter Dundov évolue donc a contrario des sorties organiques qui ont fait la renommée de la techno, étant donné qu'il privilégie ici la mélodie. Cette singularité se remarque dès les premières secondes du premier titre où l'intro mélodique fait plus de 2 min (fait assez rare dans le monde de la techno faut-il le rappeler)! Ces nappes mélodieuses présents dans la totalité du disque provoquent un mouvement constant dans cette musique, il n'est  plus possible de s'ennuyer sur cet album. On sent une influence très (Jean-Michel) « Jaarienne » dans l'utilisation des claviers qui développent une puissance onirique incomparable: préparez-vous à l'un des plus grands trips de votre vie. Les yeux se ferment, les portes de l'univers s'ouvrent à nous, Ideas from The Pond est alors notre guide du voyageur galactique sans qui nous ne pourrions trouver le chemin du retour. Après plus de 2h et demi de délire cosmique (si l'on compte la relecture de l'album par le mix en continu) le réveil se fait douloureux mais en douceur, nous sommes alors déçus voire apeuré par une fin dont on n'a jamais voulu. Une troisième réécoute la nuit prochaine vous soulagera ainsi de ce fardeau mais cela ne sera que temporaire; le besoin le réécouter ne fera que de s'accentuer devenant ainsi une réelle addiction.

 

Petar nous offre ici une techno mélodique hors du commun, propice à l'épanouissement de notre imagination. C’est un album parfait pour les insomniaques, un album qui s'écoute de nuit avec une vue imprenable sur le ciel étoilé. La réponse à l’Ultime Question sur l'Univers, la Vie et le Reste est désormais le dernier bijou de Petar Dundov : Ideas From The Pond.

 

Raphaël Lenoir

 

Beatport

 

   

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:15

 

nina-kraviz-e1330768042288.jpg

Genre: Techno minimale

Label: Rekids

Sortie: 27/02/2012

 

Nina Kraviz de son vrai nom Нина Кравиц (imprononçable en effet) est un djette à la plastique aiguicheuse nous provenant de Russie qui a pour le moment bien mené sa barque en se faisant remarquer via la Red Bull Music Académie puis en enchainant les EP entre 2009 et 2011 sortis sur Underground Quality puis sur Rekids. Elle sort aussi quelques collaborations avec Efdemin ou Sascha Funke qui l’a font passer au top des DJ's. Elle s'attaque alors à son premier album sorti il y a quelques jours et se veut être un mélange intimiste entre deep house, ghetto et techno. 

 

Peut-être que c’est moi, peut être que je n’ai pas bien écouté ou tout simplement que je ne suis pas assez intélligent pour ce comprendre ce genre de musique mais cet album est d’un ennui affligeant. Je ne suis pas contre qu’un album soit épuré mélodiquement parlant, mais dans ce cas-çi on a l’impression que cette intimisme voulue par Nina ne se soit pervertie durant la composition de l’album dans la chose en laquelle il ne faut absolument pas : le vide. En effet, on aurait dit que ce disque n’ai perdu son âme en cours de route : dénué de toute émotion, de toute sensations, de toutes implications on voit le gouffre apparaître au fil des minutes, sous nos yeux. Cette vacuité restera avec nous tout au long de l’album, précipitant cette longue descente aux enfers que nous a imposé Nina.

Qu’as donc-t-elle pu ingérer durant ces derniers mois pour nous pondre une fûte pareille?

 

Je m’emporte peut être peut être un peu trop, essayons de raisonner calmement car tout n’est pas forcément à jeter dans ce long format. Les voix, chantées par elle-même en sont un exemple. Rien de fulgurant, il n’y a pas cet envoûtement que l’on perçoit chez les très bon chanteurs mais on peut au moins dire qu’elle accompagne bien les instruments des différents tracks.Parfois on assiste même à un bel enchainement de quelques effets acoustiques mais cela reste trop rare pour faire de cette galette une réussite.

 

La musicienne s’est un peu perdu en chemin en composant cet album dépourvu de sens, le minimalisme de la musique s’est transformé peu à peu en vide spatial, notre impatience : en torpeur surtout que l’album reprend une recette faite il y a plus de 20 ans. Le chant de Nina essaye de redonner un peu de contenance à l’album mais on se rend très vite compte qu’il n’y a rien de mystérieux dans cette musique. Et l’on retombe très vite dans ce puits sans fond avec rien à quoi nous accrocher…

Raphaël Lenoir

 

Allez, je met les liens histoire de...

 http://www.beatport.com/release/nina-kraviz/863644

http://itunes.apple.com/fr/album/nina-kraviz/id496549603

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:54

aquatica

Genre:Techno

Label:Micro Castle

Date: 2012/28/02

Dnyo, artiste très peu médiatisé de la scène progressive house underground nous expose ici son dernier EP sur le remarquable label Micro Castle.

Aquatica (titre éponyme de l'EP) est un hommage à une techno dub, mental, sofistiqué. Elle évolue de manière très progressive et les nappes nous plongent dans un état de mélancolie intense. Les remixes sont d'une qualité égale à l'original (qui atteint déjà presque le paroxysme d'une techno dub et progressive). Dans un second temps l'original de Belvedere est tout aussi réussit on en préférera cependant le remix de Barry Jamieson qui surpasse le titre original grâce à une production extraordinaire.

Un EP proche de la perfection, émotionnel et profond !  

(kartela)

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 12:39

Marcel-dettman.jpgNote:12.5/20

Genre:Dub Techno

Label:Music Man record

Date:23-01-2012

 

Inutile de présenter Marcell Dettman ce berlinois de 35 ans est le chef de fille de la vague dub techno allemande. Il nous signe ici un EP très court (2 tracks) mais plutôt intéressant. Si vous êtes fan de l'allemand rassurez vous cette EP est dans la continuité de la sa musique, une techno caverneuse rempli de mélancollie et de nappes souterraines. En dehors de ca, la structure est bien trop linéaire pour tenir en haleine un novice à la dub techno jusqu'au bout (pas de breack, structure ultra linéaire) mais bon c'est ça aussi qui rend le charme de la musique de Dettman. Answer code request nous signe ici un remix bien minimal qui reprend tout les meilleurs éléments de l'original tout en lui ajoutant un coté sauvage bien sympathique.

 

Landscape est un EP de qualité mais réservé uniquement au fan du personnage et du genre.

 

(kartela)


 

 

Published by Electronic Diary - dans Techno
commenter cet article

Présentation

  • : Electronic Diary
  • Electronic Diary
  • : Electronique Diary http://www.facebook.com/pages/Electronic-Diary/107489856043919
  • Contact

Podcast

iTunes

 

Recherche

Twitter

Archives

Administrateurs

Chroniqueurs.

 

Kartela http://soundcloud.com/kartela-1

 

Raphaël Lenoir

 

Laurent S http://soundcloud.com/laurent_s_from_nancy

Catégories

Liens